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Immersion dans le Code Club

Ils ont entre 8 et 12 ans. Chaque semaine, ils se retrouvent aux côtés de Patrick Welfringer développeur et président de l’ASBL Code Club Luxembourg mais également Sylvain Perez, CEO de la société q-leap. Rencontre avec les plus jeunes programmeurs du Grand-Duché de Luxembourg.

code-clubIls ont entre 8 et 12 ans. Chaque semaine, ils se retrouvent dans les locaux d’Agile Partner, aux côtés de Patrick Welfringer développeur et président de l’ASBL Code Club Luxembourg mais également Sylvain Perez, CEO de la société q-leap. Rencontre avec les plus jeunes programmeurs du Grand-Duché de Luxembourg.

Par Sébastien Lambotte

Mercredi, 18 heures. Sylvain Perez quitte les bureaux de q-leap et sa casquette de CEO pour rejoindre une dizaine de petites têtes blondes dans les locaux d’Agile Partner à Bertrange. Chaque mercredi en effet, ce féru d’informatique prend plaisir à partager sa passion de la programmation. Ils ont entre 8 à 12 ans, moitié filles, moitié garçons. Rapidement, ils ouvrent le laptop mis à leur disposition et lancent SCRATCH, une interface d’apprentissage élaborée par le MIT, permettant de se familiariser à la logique de la programmation. Bienvenue au Code Club de Bertrange. Eden est la première à être arrivée ce mercredi.

« J’aime bien venir. On peut apprendre à programmer sans que cela ne soit compliqué, explique la jeune fille. J’ai commencé l’année dernière. Petit à petit, on apprend à réaliser des animations, puis des jeux. Pour le moment, je crée un jeu avec un petit personnage qui doit avancer sur l’écran en évitant des balles qui tombent. » Pour les quelques fans de jeux d’arcade, le petit programme créé par Eden ressemble au Donkey Kong original créé par Nintendo. Eden l’a développé en quelques sessions. Bluffant !

Fun et créativité

« On ne travaille par sur le code pur. Les enfants jouent avec des éléments directement mis à leur disposition, en mode drag & drop. Le langage utilisé leur permet surtout de comprendre les logiques de programmation de manière très visuelle, commente Sylvain Perez, CEO de la société q-leap. La volonté n’est pas d’en faire des développeurs chevronnés, mais de les inviter à réfléchir selon une logique de programmation et de stimuler leur créativité. »

Rapidement, les enfants ont la possibilité de créer des programmes originaux en recourant aux quelques concepts qu’ils ont pu mettre en œuvre. C’est le cas de Max. « Je crée un labyrinthe dans lequel il faut se déplacer. Passant d’une case à l’autre, il faut trouver le bon chemin vers l’issue », commente le jeune garçon. « Cela devient intéressant à partir du moment où les enfants maîtrisent des notions de base et qu’ils peuvent imaginer eux-mêmes leur propre programme, commente Patrick Welfringer développeur et président de l’ASBL Code Club Luxembourg. L’idée est de laisser aux enfants une grande liberté, pour allier fun et créativité au départ des notions de programmation. Il n’est d’ailleurs pas rare que les plus accros continuent à s’amuser et à apprendre à la maison. »

Un programme, c’est une suite d’instructions… même en plein air

La logique de programmation ne s’appréhende d’ailleurs pas uniquement devant un écran. Le CODE CLUB, dès que la météo le permet, aime le démontrer. « Il est tout à fait possible d’apprendre à programmer en plein air », poursuit Sylvain Perez. Parce que programmer, c’est écrire à l’avance ce qu’il convient d’exécuter pour arriver au résultat espéré. « On peut facilement en faire un jeu. L’idée est de faire réaliser un parcours à un enfant, qui doit suivre les instructions préalablement établies par ses camarades sur une feuille blanche. L’exercice constitue toujours un bon moment, loin du moindre écran. »

La volonté du code club est de donner la possibilité à des enfants de s’exprimer avec un outil informatique. « Le but n’est pas de créer des futurs programmeurs, mais de leur permettre d’appréhender une autre forme de langage, d’envisager les choses au départ d’une autre manière de penser, poursuit Patrick Welfringer. Le code club permet à chaque enfant de comprendre et de démystifier ce qu’il y a derrière les outils que l’on utilise chaque jour. »

Les Codes Clubs au Luxembourg

Les codes clubs, au nombre de 3 au Luxembourg, sont accessibles gratuitement, dans la limite des places disponibles. « La volonté est qu’il n’y ait aucune barrière à l’entrée, assure Patrick Welfinger. Ce ne serait pas possible sans le dévouement des bénévoles, qui assurent l’encadrement des enfants ou encore les traductions des documents de supports pour chaque module. » En effet, le programme provient du Royaume-Uni, où le concept est né, et doit donc être adapté. Si vous souhaitez vous engager pour faire vivre les codes clubs, n’hésitez pas à vous manifester. Le projet à notamment besoin de traducteurs, mais aussi d’encadrants.